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Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais

Lilian Thuram : Il faut arrêter de faire semblant de ne pas comprendre

Lors d’un interview donnée par Lilian Thuram au Corriere Dello Sport, un journal italien, questionné sur la question du racisme dans les stades en Italie, Thuram déclare entre autres : « Il est nécessaire d’avoir le courage de dire que les blancs pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être, … De toutes les manières, ce sont eux qui doivent trouver une solution à leur problème. Les noirs ne traiteront jamais les blancs de cette façon, et pour n’importe quelle raison. L’histoire le dit. »(20 minutes)

Je vous met ici les propos de Lilian Thuram, tels que trouvé en italien, sur le Corriere Dello Sport: « Lorsque nous parlons de racisme, nous devons être conscients que le monde du football n’est pas raciste, mais qu’il existe un racisme en Italie, en France, en Europe et plus généralement dans la culture blanche. Les Blancs ont décidé qu’ils étaient supérieurs aux Noirs et avec eux, ils peuvent tout faire. C’est quelque chose qui se passe malheureusement depuis des siècles. Et changer une culture n’est pas facile ».

Les critiques des internautes qui se manifestent sont de deux ordres :

— Sémantiques : utilisation de l’article indéfini « les » au lieu de l’article défini « des ».

— Idéologique : « le racisme est partout, d’ailleurs il existe du racisme anti blancs »

Concernant la sémantique :

Il faut arrêter de faire semblant de ne pas comprendre. Bien évidement, tous les blancs ne sont pas racistes ou se sentent supérieurs aux noirs ; mais si Lilian Thuram avait écrit : « Il est nécessaire d’avoir le courage de dire qu‘ il y a des blancs qui pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être, … De toutes les manières, ce sont eux qui doivent trouver une solution à leur problème. Les noirs ne traiteront jamais les blancs de cette façon, et pour n’importe quelle raison. L’histoire le dit. ».

Intrinsèquement, qu’est-ce que cela change ? Ça passe mieux ? Mais il reste bien une vérité : il y a des blancs qui ont décidé qu’ils étaient supérieurs aux noirs et qui le manifestent. Ils en ont même fait une idéologie. Alors si c’est mon voisin de palier qui a de telles idées, osef, mais si c’est mon employeur, mon chirurgien, mon bailleur, mon professeur, mon banquier, mon président de la république ?

Concernant l’idéologie :

Le racisme est une idéologie occidentale visant à établir les différences séparant les êtres humains en différentes races humaines et en les classant. La blanche en haut, la « jaune » puis la noire tout en bas.

La race blanche étant au sommet de ce classement raciste, il n’est pas possible de parler de racisme la concernant puisque, c’est elle qui est à l’origine du classement et qu’elle en est à la tête. On devrait plutôt parler de haine, de rejet, …

Mais aujourd’hui le mot racisme est à toutes les sauces : on parle donc de racisme anti tout, sans même de notions d’ethnies (racisme anti-gros par exemple). On parle donc également aujourd’hui de racisme anti blancs.

Et oui il y a bien (des, les, beaucoup, trop (au choix)) blancs qui se sentent supérieurs et le font bien ressentir. On va demander aux noirs de souche africaine du sud, aux aborigènes d’Australie, aux Nations Premières amérindiennes, à tous ces peuples qui ont été jugés inférieurs et qui ont souffert âprement de ce racisme institutionnalisé, ce qu’ils en pensent… 

Non, ces histoires de cris de singe, de lancers de bananes, dans le foot, cela suffit.
C’est le public qui devrait se soulever quand à se côtés des spectateurs se permettent de tels actes. Comment se fait-il que si un joueur africain se plaint de ces cris et de ces lancer de banane puis se révolte, c’est lui qui paie l’amende ?

Quand Lilian Thuram dit : « Les noirs ne traiteront jamais les blancs de cette façon, et pour n’importe quelle raison. » C’est vrai pour au moins deux bonne raison :

  • ils ne sont jamais économiquement en position de faire subir de pression. Ce qui fait que même un petit blanc de rien du tout va pouvoir avoir l’impression qu’il vaut mieux que n’importe quel noir.
  • Ensuite, ils ont un déficit d’image et surtout en France : le/la noir(e) est celui/celle qui passe le balai et la serpillière, qui deal, qui crève la dalle en attendant qu’on lui apporte à manger sur son continent (continent qui accepte les pique-assiette de tout poils, sans distinction de teinte). Pourquoi les craindre ?

Les affres de la traite négrière et les celles de la colonisation n’ont bien sûr rien arrangé ni économiquement ni en terme d’image.

Et puis la LICRA ! Depuis quand la LICRA s’est-elle manifestée contre les cris de singes et les lancers de bananes envers les joueurs noirs dans les stades ? Il ne défendent que leur communauté ! Si un acte de racisme concerne une personne de chaque camps avec le noir en victime, à votre avis ils choisissent de défendre qui ?

R Privat

Secrétaire Général du COLLECTIFDOM

Cogitationis poenam nemo patitur

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(C)C. PURIG VERLAG VOLKER/BRIDGEMAN IMAGES

 

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Cette entrée a été publiée le 05/09/2019 par dans Média, Société, Sport, et est taguée , , , .

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