Les drapeaux de plus de 150 pays à l’entrée du Bourget, où se tient la COP21, le 30 novembre 2015. (FRANCOIS MORI / AP / SIPA)
Certains brilleront par leur absence. La 21e conférence sur le climat, qui a débuté, lundi 30 novembre, au Bourget (Seine-Saint-Denis), près de Paris, accueille plus de 150 chefs d’Etat et de gouvernement. L’objectif est de trouver le plus large consensus mondial pour maintenir le réchauffement climatique à 2°C d’ici à 2100. Pour autant, les 195 pays signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ne seront pas tous représentés à la COP21.
C’est le cas, notamment, du président syrien, Bachar Al-Assad, dont le pays est en guerre civile depuis 2011. La Syrie est signataire de la CCNUCC depuis 1996. Mais le climat est loin d’être la préoccupation première du régime, engagé dans un conflit sanglant pour reprendre la main sur les zones contrôlées par l’Etat islamique et différents groupes rebelles. La France avait par ailleurs rompu toute relationdiplomatique avec l’Etat syrien depuis 2012. Même si François Hollande a engagé un rapprochement avec Bachar Al-Assad, les relations entre les deux pays restent délicates.
Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, ne fera pas non plus le déplacement. La France est, avec l’Estonie, le seul pays européen à ne pas avoir de relations diplomatiques avec la Corée du Nord.
La liste des leaders qui feront une allocution compte 139 noms, auxquels s’ajoute celui de François Hollande, soit 140 au total. Il ne s’agit pas toujours de chefs d’Etat ou de gouvernement. Certains occupent d’autres fonctions, comme Miguel Díaz-Canel Bermúdez, numéro 2 du gouvernement cubain, qui prendra la parole en toute fin de journée.
D’autres n’ont pas pu s’exprimer à la tribune pour des raisons de santé. Comme le roi du Maroc. Selon H24info, Mohammed VI, souffrant d’une extinction de voix, a chargé le prince Moulay Rachid de donner lecture de son « allocution royale ».
Plusieurs présidents de pays africains, en proie à des troubles, ont quant à eux préféré déléguer leur participation à la COP21. C’est le cas de Pierre Nkurunziza (Burundi), qui a envoyé une délégation, emmenée par le deuxième vice-président du pays.
Idem pour la République démocratique du Congo, qui a préféré envoyer à Paris son ministre de l’Environnement.
Attention, ce n’est pas parce qu’un pays n’a pas envoyé de dirigeants qu’il n’est pas représenté à la COP21 : au total, 184 pays ont publié des plans de réduction de leurs émissions, une participation inespérée.
L’émir du Koweit, un pays riche grâce à son pétrole, a ainsi choisi de ne pas se déplacer, alors que son pays a soumis – certes tardivement – un plan d’action climat.
Le pape François n’a pas été convié à ce rendez-vous historique, le Vatican étant, comme la Palestine, un Etat observateur de l’ONU.
Le souverain pontife sera néanmoins très attentif à l’issue des négociations et espère la « conclusion d’un accord global et transformateur ». Selon lui, un échec de la COP21 serait « catastrophique ».
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