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Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais

Aux Etats-Unis, la longue histoire des brutalités policière

Source Le Monde.fr

LA QUESTION RACIALE EN TOILE DE FOND
Les préjugés et stéréotypes raciaux permettent de comprendre comment un policier armé peut se sentir menacé par un adolescent innocent et non armé, en l’occurrence Michael Brown, au point de lui tirer dessus à six reprises, dont deux dans la tête. Un certain nombre de stigmates associés à la figure du délinquant structurent le travail des policiers. Ainsi, en 2008, les conducteurs noirs avaient trois fois plus de risques d’être fouillés lors d’un contrôle routier (12,3 %) que les Blancs (3,9 %) selon un rapport du département de la justice.

72 % des villes où la population noire représente au moins 5% de la population totale connaissent une sous-représentation des Noirs dans les effectifs de la police par rapport aux Blancs. Dans ce contexte, les contrôles au faciès effectués quotidiennement dans les quartiers où vivent les minorités – la ségrégation résidentielle reste largement dominante – entament les relations entre les policiers et les minorités, enparticulier les jeunes hommes noirs et latinos.

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Dans les années 1980, les unités spéciales d’intervention (SWAT), équivalent du GIGN en France, se sont développées à un point tel que Peter Kraska, professeur à l’université Eastern Kentucky estime que plus de 80 % des villes de plus de 25 000 habitants en possèdent une. Il estime aussi que ces unités, créées pour gérer des situations à haut risque telles que les prises d’otages, sont désormais déployées plus de 50 000 fois par an (contre 3 000 en 1980). Lourdement armées et dotées d’un véritable arsenal militaire, ces unités sont en fait largement utilisées dans le cadre d’opérations de faible intensité, comme l’exécution de mandats de perquisition. L’effet de terreur produit lors de leurs interventions touche de façon disproportionnée les minorités, au premier rang desquelles, les noirs.

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UNE LONGUE HISTOIRE DE BRUTALITÉS POLICIÈRES

 

La liste est longue. La mémoire collective se souvient évidemment de l’affaire Rodney King, cet homme noir passé à tabac en 1991 par des policiers dont l’acquittement avait déclenché de violentes émeutes. Lui n’en est pas mort. Mais, pour de nombreux autres Noirs aux Etats-Unis, innocents, non armés, l’usage excessif de la force tue.

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Les conséquences sont aussi politiques et démocratiques. En 2010, 2,2 millions de Noirs américains ont perdu leur droit de vote lors de leur condamnation pénale.

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