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Hommage émouvant à Clarissa Jean-Philippe, à Carrières-sous-Poissy

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«Clarissa habitait Carrières-sous-Poissy, aujourd’hui, elle habite dans nos coeurs, dans nos pensées et dans nos prières.» Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy a conduit la cérémonie d’hommage à Clarissa Jean-Philippe, policière municipale tuée en service, le 8 janvier deRnier sous les balles du terroriste Amedy Coulibaly, ainsi qu’à l’ensemble des 17 victimes des attentats perpétrés à la rédaction de Charlie Hebdo, à Montrouge et porte de Vincennes, les 7, 8 et 10 janvier derniers.

«Clarissa était originaire de Sainte-Marie, en Martine, a rappelé le maire dans son discours. Elle avait rejoint la métropole en 2008 et habitait le quartier du bord de Seine, à Carrières-sous-Poissy, depuis deux ans. Elle avait postulé à la police municipale de Carrières avant de rejoindre celle de Montrouge. Sa tante habitait Mantes, ses cousins et cousines aux Mureaux. Beaucoup de communes des Yvelines sont aujourd’hui touchées. Elle aimait faire du footing sur les bords de Seine… Son corps arrive en ce moment sur l’île (La Martinique). Ses obsèques auront lieu lundi.»

Le maire de souligner que les derniers Carriérois assassinés, avant Clarissa, s’appelaient René et Robert Tissier, âgés de 23 et 19 ans. «Les frères Tissier sont tombés en août 1944, lors de la libération de la commune.»

Gérard Larcher, président du Sénat, figurait parmi les nombreuses personnalités présentes. Lui aussi a pris la parole pour saluer la mémoire de Clarissa : «Aujourd’hui, tous les policiers municipaux pleurent leur collègue. Rien ne justifie qu’on porte atteinte à la vie d’une jeune femme qui a choisi de porter l’uniforme et de s’engager au service des autres. Il y a 26 ans, elle naissait à Fort de France, lieu de ses racines. Ses proches la décrivait comme joyeuse. Elle aimait sortir avec ses amis, le cinéma, la danse. Clarissa était une jeune femme très motivée, enthousiaste, désireuse de réussir. Le 8 janvier, elle s’est portée, dans le quotidien de nos policiers, au devant d’un accident de la circulation… avant de s’écrouler avec plusieurs balles dans le dos. Quel degré de lâcheté faut-il atteindre pour déclencher un tel déluge de violence et soi disant, au nom de dieu? Rien ne distingue la mort d’un soldat français de celle de Clarissa, tombée à Montrouge. Ils sont le symboles de la liberté

Lors de la cérémonie, des policiers municipaux de Carrières-sous-Poissy et des communes voisines ont défilé devant la photo de Clarissa et ont déposé une fleur.

Les élèves de l’école élémentaire Champfleury ont interprété trois chants : “Il est libre Charlie”, “Ma Liberté” de Serge Reggiani et enfin, “La Marseillaise”.

L’ensemble vocal Voix-ci-Voix-là de l’association FLEP ont également chanté “Amazing Grace” et “Jamaica Farewell”.

Trois élèves de l’école de musique municipale ont également rendu hommage à Clarissa : Carla Rego a chanté au piano “J’envoie valser” de Zazie. Jean-Baptiste Lagrue a interprété une composition personnelle au piano. Et Caroline Bian a joué un extrait du 3e mouvement de la sonate “L’Aurore” de Beethoven.

A noter que la cérémonie d’hommage à Clarissa Jean-Philippe ouverte à toute la population de Carrières-sous-Poissy se déroulera à partir de 16 h, ce dimanche 18 janvier à l’espace Louis-Armand, à Carrières-sous-Poissy.

Le Courrier des Yvelines

 

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