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Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais

Rapport au Premier ministre sur la refondation des politiques d’intégration

Tout le monde en parle de ce rapport qui tombe mal… Ce qui est dommage, c’est de parler d’intégrer des personnes (françaises) dont les parents sont arrivés en France en 1962 comme s’ils étaient des primo arrivant. Et dans le même temps, beaucoup de ces jeunes français ne veulent pas se reconnaître comme tel. Quand cessera-t-on d’aborder ce sujet sans solutions qui divisent au lieu de rassembler ? On est obligé de vivre ensemble et tout le monde se doit de faire des efforts : celui qui arrive comme celui qui reçoit. Et celui qui arrive doit faire encore plus d’efforts !
Le regrettable c’est de continuer à parler d’immigrés, de personnes issues de l’immigration, de rappeler sans cesse l’origine ou la supposée race, de parler de couleur, du pays d’origine accolé à la nationalité pourtant française…
Plus d’efforts doivent être apportés aux primo arrivant : la connaissance des lois et règlements, de la laïcité, qui régissent la société française, devraient être obligatoirement portés à la connaissance des personnes désirant s’établir en France et en exiger le respect. Si chacun peut y apporter sa richesse, (les Outre-mers en sont un bel exemple de peuples différents partageant une histoire commune), la France doit être respectée dans son essence. Une minorité si grande soit-elle, ne saurait s’imposer aux autres par ses coutumes, religion, etc. Tout cela nécessite un esprit ouvert… pour l’instant, ni les uns ni les autres n’en sommes capables.
R Privat

Télécharger le Rapport au 1er ministre sur la refondation des politiques d’intégration 2013-02
Dans ce rapport :

1ère PARTIE – REFONDER
Pourquoi faudrait-il refonder la politique d’intégration ?
Qu’est-ce que l’intégration ?
Doit-on encore parler d’intégration ?
Par quoi remplacer le concept d’intégration ? Par une politique de mise en capacité pour créer une société inclusive
Faut-il conduire cette politique ?
Choix politiques
Où en sommes-nous ?
Que doivent être les bases de la nouvelle politique d’intégration ?
Dix axiomes sont proposés au débat pour forger une doctrine durable

2ème PARTIE – RENDRE CONFIANCE : LES GESTES FONDATEURS D’UNE AMBITION
La vérité des flux maintenant
Français naturellement, par l’école ou les enfants
Honneur aux braves
Pour la dixième et dernière fois, achevons de renover les foyers et laissons les immigrés vieillir en paix !
Notre histoire partagée est une mémoire vivante
Contrôle social des critères d’accès au logement
Vérité face aux clandestins
Des carrés musulmans dans les cimetières

3ème PARTIE – LES AXES DE LA REFONDATION
Outils
Le devoir d’intelligence, de pédagogie et de critique
Agir puissamment sur un territoire dans une République décentralisée
Agences
Il faut sauver les associations
Des fonctionnaires d’élite
Thématiques
La politique d’intégration est la politique : toute politique doit être politique d’intégration
Laissons prier les musulmans !
Culture : c’est aux fruits qu’on reconnaît l’arbre
Loger
Point de respect des jeunes sans respecter les vieux

Auteur : Thierry Tuot

98 pages, en voici quelques extraits :
Français naturellement, par l’école ou les enfants
Diagnostic : L’acquisition de la nationalité est présentée comme la consécration d’une intégration réussie. Elle est pourtant rendue difficile à deux catégories d’étrangers bénéficiant d’une “présomption” de bonne intégration : les enfants d’étrangers ayant suivi l’intégralité du parcours scolaire français, réputé intégrateur ; les ascendants de Français, résidant sur le territoire depuis une longue période.
Proposition : Donner la nationalité sur simple déclaration : Aux étrangers ayant suivi une scolarité complète (scolarité obligatoire) en France ; Aux ascendants de Français séjournant en France depuis vingt-ans ou plus. Textes de référence : Articles 21-12 et suivants du code civil.

Notre histoire partagée est une mémoire vivante :
Diagnostic : Nécessaires, les opérations de rénovation urbaine font trop souvent table rase du passé. Elles devraient, au contraire, être l’occasion, pour les populations qui cohabitent dans les quartiers, de réfléchir à leur histoire commune, de s’approprier leur espace et de replacer la dimension humaine au cœur des projets urbanistiques.
Proposition : Prévoir qu’une fraction de la ressource mobilisée pour tout projet de rénovation urbaine soit systématiquement consacrée au recueil, à l’exposition et à la conservation de sa mémoire, pouvant comprendre l’édification préalable d’un lieu de mémoire, en association avec les habitants et sous l’égide de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

Vérité face aux clandestins : Diagnostic : Si l’immigration clandestine est un fait, son traitement politique et médiatique, consistant à mettre en scène des campagnes de reconduite massives de clandestins organisés en filières, occulte deux réalités : d’une part, les clandestins “éloignables” sont
minoritaires ; d’autre part les clandestins “non éloignables”, pour des raisons juridiques ou matérielles, finissent par être régularisés. Le résultat en est que les premiers sont traités comme des victimes expiatoires, tandis que les seconds sont maintenus plusieurs années sans statut sur le territoire, avant de se voir attribuer un titre de séjour sans qu’aucune action d’intégration n’ait pu être menée à leur profit dans l’intervalle.
Propositions : Rétablir, au profit des clandestins reconduits, des délégations de l’office français de l’immigration et de l’intégration chargées de mettre en place des aides à la réinsertion sociale conditionnées à des projets professionnels durables dans le pays d’origine ; Créer pour les clandestins non éloignables un statut de tolérance permettant l’inscription dans un parcours d’intégration pouvant mener, moyennant le respect d’engagements de la part de l’intéressé, à une régularisation programmée au terme de cinq ans.

Loger : Diagnostic : L’accès au logement est un levier essentiel de l’intégration. Sa puissance est démultipliée lorsqu’il se fait dans une zone conçue en fonction de la satisfaction des besoins sociaux de ses habitants, tandis que l’association de ces derniers à la conception des projets permet de faire émerger des compétences. Inversement, des parcs de logements conçus sans l’adhésion des habitants et sans prise en compte de leurs besoins peuvent aggraver d’un volet géographique l’exclusion économique, sociale et culturelle dont ils pâtissent.
Propositions : Subordonner la conception de chaque projet de rénovation urbaine à l’association des habitants à sa définition et à sa mise en œuvre ; Définir les projets de rénovation urbaine d’abord en fonction de visées sociales ; Permettre, pour la délivrance des autorisations d’urbanisme, des dérogations aux règles d’urbanisme (COS, règles de hauteur des constructions) lorsque le construction s’engage à assurer la construction et le fonctionnement de fonctionnalités sociales sur la durée d’amortissement du projet.

Information

Cette entrée a été publiée le 16/12/2013 par dans Politique, et est taguée .

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