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Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais

Surmortalité infantile dans les DOM

DRESS – Santé, protection sociale

La mortalité infantile dans les départements français d’outre-mer (2000-2008)

Études et résultats n°808, septembre 201 2- Publié le 7 /9/2012

Sur la période 2000-2008, le taux de mortalité infantile, décès avant l’âge d’un an d’enfants nés vivants, reste deux fois plus élevé dans les départements d’outre-mer (7,8 décès pour mille) qu’en France métropolitaine (3,8 pour mille). Cette surmortalité est particulièrement marquée en Guyane avec 11,8 décès pour mille naissances vivantes, contre 6,8 à la Réunion, 7,1 en Guadeloupe et 7,2 en Martinique.

Pour les départements ultramarins comme en métropole, entre 40 et 50 % de ces décès surviennent dans la première semaine de vie et les affections de la période périnatale représentent la principale cause de mortalité infantile. Plus fréquentes dans les DOM, ces affections expliquent les deux tiers de la surmortalité infantile. Les malformations congénitales et anomalies chromosomiques en expliquent environ 10 %.

Après 28 jours, le taux de décès par maladies infectieuses et morts violentes reste plus élevé dans les DOM qu’en France métropolitaine, mais contribue peu au différentiel car ces causes sont rares.

La proportion de décès pour lesquels la cause n’est pas renseignée varie d’un département à l’autre, signe de différences dans le processus de certification des causes de décès.

Référence : Roxane Boulogne, Lucie Gonzalez, Albertine Aouba, Sandrine Danet, Eric Jougla, Grégoire Rey, 2012, « La mortalité infantile dans les départements d’outre-mer », Études et résultats, n°808, Drees, septembre.

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Deux tiers de la surmortalité infantile dans les DOM dus aux affections périnatales

lequotidiendumedecin.fr 11/09/2012

Entre 2000 et 2008, le taux de décès avant l’âge d’un an d’enfants nés vivants est demeuré deux fois plus élevé au sein des départements d’outre mer (7,8 décès pour mille) qu’en France (3,8 pour mille) indique une nouvelle étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Cette dernière corrobore une précédente enquête publiée en avril dernier par l’institut national d’études démographiques (INED) portant sur la période 2005-2009.

C’est en Guyane que la mortalité infantile s’avère la plus élevée (11,8 pour mille), loin devant la Martinique (7,2 pour mille) la Guadeloupe (7,1 pour mille) et la Réunion (6,8 pour mille). Sur la période 2000-2008, le nombre de décès moyen varie entre 39 et 99 selon les DOM, sans qu’aucune tendance ne se dégage et ce « malgré l’utilisation de méthodes statistiques adaptées à l’analyse d’événements rares », remarque la DREES.

D’après l’étude, deux tiers de la surmortalité dans les DOM sont dus à des affections survenant au cours de la période périnatale. « Quel que soit le DOM, la mortalité infantile par affections de la période périnatale est supérieure à celle de la France métropolitaine, allant de 419 pour 100 000 naissances en Guadeloupe et à la Réunion à 551 en Guyane pour un taux métropolitain de 182 », souligne la DREES. Les malformations congénitales et anomalies chromosomiques expliquent à elles seules 13 % de l’écart avec la France métropolitaine.

Morts violentes plus élevées

Si la hiérarchie des causes de décès avant un an diffère généralement peu entre les départements ultramarins et métropolitains, des disparités existent dans le champ des causes de décès inconnues ou mal définies (de 5 % à la Réunion à 16 % en Guyane contre 14 % en métropole). « Des différences dans la certification des causes de décès sont possibles selon les départements, probablement en rapport, pour certains, avec les moyens de diagnostic », commente la DREES, notamment dans le domaine des décès par mort subite du nourrisson, plus fréquemment notifiés en métropole.

Selon l’étude, d’autres causes pourraient également être sous-estimées dans les DOM, en témoigne la forte part de décès de causes inconnues pour la période néonatale précoce en Guyane (107 pour 100 000 naissances contre 12 pour 100 000 en France métropolitaine). Après 28 jours, le taux de décès par maladies infectieuses (de 5 % à la Réunion à 12 % en Guyane) et par morts violentes (de 7 % en Guadeloupe à 13 % en Guyane) reste plus élevé dans les DOM qu’en France métropolitaine, mais contribue toutefois peu au différentiel.

DAVID BILHAUT

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