Mitch Zéline de P2M radio
Daniel Dalin, Frantz Vigée-Murat, David Auerbach Chiffrin, Régine Privat  du COLLECTIFDOM

Vous invitent à écouter "O Séna" l’émission sans langue de bois
à partir de 17:30 tous les samedis après-midi
Aïssatou, avec leurs invités
sur http://www.p2mradio.com/

Appeler la radio au 0148584922

La ministre le la Justice, Christiane Taubira annonce qu’elle donnerait son feu vert à une enquête sur ce dysfonctionnement, insistant sur le fait "qu’on ne peut pas consentir à des risques de cette nature". Sans blague ! C’est à se demander si tout le sérieux est mis dans la justice de ce pays ! Si toutes les affaires sont traitées avec la même attention. Le personnel qui a envoyé le fax comme celui qui l’a reçu, semblent ne pas être très impliqué dans ce qu’ils font. Ils connaissent pourtant l’importance de la forme dans ces affaires, alors, pourquoi ce je-m’en-foutisme ? Nous pensons à la famille de Claudy Elisor et souhaitons ardemment que justice lui soit rendue !

Au cours du réveillon de la Saint-Sylvestre 2010-2011, Claudy Elisor, père de famille de 33 ans, avait été lynché à mort par plusieurs inconnus qui avaient voulu s’introduire dans une soirée privée, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).

u cours du réveillon de la Saint-Sylvestre 2010-2011, Claudy Elisor, père de famille de 33 ans, avait été lynché à mort par plusieurs inconnus qui avaient voulu s’introduire dans une soirée privée, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).

INVITATION A DIFFUSER LARGEMENT

L’association des amis du général-Dumas,
le site www.une-autre-histoire.org
et Claude Ribbe
ont le plaisir de vous convier
mardi 4 février 2014 place du général-Catroux
à Paris dans le 17ème, métro Malesherbes (ligne 3) bus 94
à 18 heures précises pour un rassemblement silencieux devant les fers brisés
(monument en souvenir du général Dumas),
afin de commémorer dans la dignité le 220e anniversaire du décret prononçant l’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises

Claude Ribbe

Claude Ribbe

et de vous inviter d’ici là sur le site www.une-autre-histoire.org (déjà plus de 220 000 visiteurs uniques depuis juillet 2013), sur la page Facebook et sur Twitter @1AutreHistoire.

Le décret du 4 février 1794 (Lire le décret du 4 février 1794 ici)
Il reconnut la liberté et la citoyenneté à 500 000 Haïtiens, à 150 000 Guadeloupéens et Guyanais qui , par leur résistance, active ou passive, avaient lutté pour leur dignité.
Eux ou leur parents avaient été arrachés à l’Afrique, ce qui rend tous les Africains de France solidaires de cette commémoration, aux côtés des Antillais, des Guyanais, des Réunionnais et des Haïtiens.
« Représentants du peuple français, jusqu’ici nous n’avons décrété la liberté qu’en égoïstes et pour nous seuls. Mais aujourd’hui nous proclamons à la face de l’univers, et les générations futures trouveront leur gloire dans ce décret, nous proclamons la liberté universelle ! »

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

"Pas de cérémonie officielle et pourtant nous avons un comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage !

Soyons acteurs de notre histoire".
Daniel Dalin

Le Conseil Représentatif des Français d’Outre-mer, CREFOM, à pour mission de valoriser, promouvoir et défendre les Outre-mer. C’est un porte-voix, un interlocuteur, un lobby et un appui pour les associations, dont le COLLECTIFDOM. Présidé par Patrick Karam, le CREFOM est destiné à rendre "visibles" les outre-mer, à en faire "la promotion" ainsi que des valeurs que ces territoires portent : "des valeurs républicaines, de tolérance, de vivre ensemble".
Selon Victorin Lurel, "Le vivre ensemble, on l’a inventé depuis longtemps. Dans les outre-mer les différences cohabitent pour créer quelque chose de commun, de l’unité dans la diversité. C’est la devise de l’Europe et l’outre-mer faire vivre ça au quotidien dans nos sociétés multi-ethniques, multi-confessionnelles. Ce vivre ensemble gagne à être connu".
Le sénateur Georges Patient (PS, Guyane), l’ingénieur guadeloupéen et acteur associatif José Pentoscrope et le comédien Jean-Michel Martial en seront les vice-présidents. Le CREFOM accueillera aussi bien des personnalités politiques, associatives, culturelles et des associations ultramarines. Daniel Dalin, Président du COLLECTIFDOM en est le Secrétaire Général.

CREFOM 02

La grève est terminée à La Réunion mais se poursuit dans les Antilles et en Guyane. Dans ces départements, si vous n’avez pas de véhicule pour vous déplacer, pour travailler, vous ne pouvez prétendre à aucune activité. Cette prise d’otage des habitants n’aurait jamais pu voir le jour dans l’hexagone. Elle met en péril l’économie (PMI), le tourisme, la santé et l’éducation. C’est inadmissible. Les élus devraient soutenir de manière claire le ministre Victorin Lurel dans son désir de transparence et dans sa lutte pour le pouvoir d’achat des français des Outre-mer.
Il serait peut-être temps aussi, d’avoir  des idées pour diversifier les modes de déplacement : le tout voiture ne peut être la solution. Quid de vrais transports en commun avec des horaires adaptés ? De transports collectifs modernes ? Petits trains, transport par la mer… Dans ces départements, tout est à créer dans ce domaine et qui serait de plus, source de création d’emplois.

 

 

Pour une fois que l’on diffuse un film choc, basé sur le calvaire de près de 12 ans et établi à partir des écrits de Solomon Northup, jeune homme noir né libre qui kidnappé et drogué lors d’une visite à Washington fut réduit à travailler comme un nègre, esclave dans des champs de coton en Louisiane.

Pour une fois que l’on peut avoir l’occasion d’approcher (de vivre) ce qui ce passait véritablement dans ces plantations, des relations entre noirs et blancs, esclaves et maîtres, des conditions détaillées de la vie, la peur, les pleurs, les vexations, les coups, les tortures physiques et morales, la perte d’estime de soi, l’horreur, la sidération, le manque, la haine, l’espoir, la mort… Film qui peut informer, toucher, retourner, qui ne peut laisser indifférent..

Voilà la première de couverture du journal 20 minutes : 12 years a slave – Un film coup de fouet

20mn

Ce seraient-ils permis de titrer sur un film traitant de la Shoah – Démarrage à plein gaz ! ou… Prenant, vous ne pourrez pas mettre les gaz avant la fin !
Je ne pense pas et vous non plus et Dieu merci !

Manque total de respect (une fois de plus) pour la Mémoire des aïeux victimes de la Traite Négrière et pour leurs descendants.

Dans le même esprit de franche rigolade, Aymeric Lompret dans l’émission "on ne demande qu’à en rire" de Laurent Ruquier, nous invite à nous gausser sur le thème "faut-il rendre la terre aux esclaves". Regardez :


Vous trouvez cela drôle ?
Personne n’en n’a parlé et je n’ai eu connaissance de cette vidéo, que grâce à un internaute vigilant. Là encore, où est le respect ?

En revanche :

Dans "l’émission pour tous" de Laurent Ruquier (décidément celui-là) Olivier de Benoît a dû présenter ses excuses après une blague sur M Merah. Il déclarait :  "Moi, président de la République, je suis pour l’IVG. L’interruption de Valérie pour Gayet. En plus, prendre un scooter pour tirer, je n’ai rien inventé, Mohamed Merah le faisait déjà."

Cela n’a pas du tout plu au journaliste P Cohen, il écrivit dans un billet : "Et c’est vrai qu’on rit beaucoup chez Ruquier. On rit grassement. Mais on y rigole très fort ce qui fait que le gras se voit un peu moins. Et on y rit de tout, c’est ça qui est bien ! Tout fait vendre. D’ailleurs, le nec plus ultra pour un comique, c’est d’arriver à mélanger dans un même sketch plusieurs sujets d’actualité : Julie Gayet, François Hollande, l’avortement, Dieudonné, Mohamed Merah… Non, ils ont fait la blague sur un tueur d’enfant ? Oui, ils l’ont fait,"

Le "comique" s’est fendu du message suivant "Je présente mes excuses sincères pour une phrase malheureuse et de mauvais goût sur l’affaire Merah présentée lors de mon sketch dans l’émission pour tous".

Je pense que Aymeric Lompret devrait en faire de même, car il a lui aussi, très mauvais goût.
¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨

Récit de Solomon Northup, Twelve Years a Slave : Narrative of Solomon Northup, a Citizen of New-York, Kidnapped in Washington City in 1841, and Rescued in 1853, parut en 1853. Extraits proposés ci-dessous, issus du site http://esclavesenamerique.org/ :

Courez voir ce film, lisez le livre ! Informez-vous !
R Privat

Temps forts de l’intervention
Source : http://www.la1ere.fr

Décret carburants
« Ce que veulent les ultramarins c’est payer les carburants comme ailleurs, comme en métropole (…) C’est vrai qu’il y a une pression des pétroliers. Je fais en sorte qu’ils puissent arriver à une solution de compromis qui ne soit pas au détriment des gérants de stations service. Ce compromis, j’ai bon espoir qu’il sortira après la concertation, à la fin du mois. »
Vie chère
« Cela fait partie des grandes revendications des ultramarins depuis des années.
Je ne lâcherai pas cette affaire. Outre-mer, c’est déjà très difficile d’avoir un travail (…) S’il y a un prix plus élevé de certains produits, ce n’est pas acceptable. »

Emplois d’avenir
« Je suis conscient de la situation du chômage en Outre-mer et particulièrement du chômage des jeunes. Les emplois d’avenir, c’est une réponse, c’est pas la seule (…) Je regarde si on ne peut pas dans la même enveloppe améliorer le financement des emplois d’avenir Outre-mer, c’est-à-dire avoir une participation un peu plus forte de l’Etat, mais avec peut-être moins d’emplois qui seront proposés. »

Pacte de responsabilité
« Je suis prêt à avoir un volet spécifique pour l’Outre-mer. La baisse des charges existe déjà pour les Outre-mer. »

Transition énergétique
« L’Outre-mer doit être regardé comme un atout considérable pour la France (…)Nous pouvons faire de l’Outre-mer l’avant-garde de la transition énergétique. Ce sera d’ailleurs dans la loi qui va être présentée sur la transition énergétique l’une de nos priorités. L’outre-mer va inventer les sources d’énergies de demain. »

Les investissements chinois en Polynésie
« Il faut aller chercher des investissements extérieurs. En Polynésie, comme dans l’hexagone. A condition qu’il y ait un contrôle sur la localisation des productions (…) Si des investisseurs asiatiques veulent venir (en Polynésie) pour développer des investissements touristiques, ils sont les bienvenus, mais toujours avec un certain nombre de règles et de conditions. »

Plateau continental
« La France veut faire valoir ses droits. Saint-Pierre et Miquelon est un territoire français et a donc vocation a avoir son propre plateau continental.  Ce sont les règles du droit international. (…) Par rapport à nos amis canadiens qui nous contestent un certain nombre de limites, il y aura un dossier qui va être déposé en avril devant la commission des limites du plateau continental. »
Délinquance et insécurité
« Ce qui me préoccupe, c’est la délinquance et l’insécurité Outre-mer et notamment les crimes qui s’accumulent aux Antilles. C’est une agression contre la République et le vivre ensemble. C’est pour ça que j’ai demandé qu’on renforce les moyens de la gendarmerie et de la zone de police. »

Mayotte
« Mayotte, nous avons accéléré le processus de départementalisation. Nous allons faire un pacte pour l’avenir de Mayotte, la stratégie pour Mayotte. C’est une population qui est en forte augmentation…Les routes, les écoles, les collèges…la remise à niveau des prestations…On ne pourra pas tout régler, je préfère le dire franchement. Parce que quand il y a autant de difficultés, il faut agir par étapes. »

Nouvelle-Calédonie
« Je suis engagé par ce que mes prédécesseurs, à juste raison, ont décidé. L’accord de Nouméa, rien que l’accord de Nouméa, tout l’accord de Nouméa. Je ne suis lié que par cet accord. Après, si un consensus se dégage pour l’appliquer, je regarderai le consensus qui sera né des élections provinciales du mois mai. »

Prochain déplacement ?
« La Nouvelle-Calédonie. A l’occasion du G20 en Australie. Je pense que ce sera un très beau déplacement.
J’ai reçu les élus de Wallis et Futuna ici à l’Elysée. Ils m’ont dit qu’il n’y avait pas eu de président de la République, depuis Valery Giscard d’Estaing, c’est un argument que j’ai entendu. »

LE CÉGOM demande à François Hollande de répondre aux français(es) des Outre-mer qui l’interpellent sur leur paupérisation. 

Jeudi 23 janvier à 19h40, depuis l’Élysée, François Hollande accordera un entretien exclusif à France Ô & au réseau Outre-Mer Première, afin d’exposer les perspectives de sa politique ultramarine & de répondre aux questions posées par les journalistes Laurence Théatin & William Kromwel sur les grands chantiers institutionnels ou économiques de cette politique.

 Le sociologue Pierre Pastel, président du Cégom, a déclaré :
«Je salue cette attention particulière portée par le président de la République à nos compatriotes des outre-mers.

«À cette occasion, je souhaite qu’il réponde aux attentes que lui expriment de façon prioritaire les 3,7 millions de Français/es d’outre-mers & notamment le million d’entre elles & eux qui réside dans l’Hexagone, telles que le Cégom les a restituées dans les conclusions de son nouvel audit annuel des politiques ultramarines de l’État, présenté le 10 janvier dernier au Sénat.

«Ainsi, nos compatriotes des outre-mers signalent de façon prioritaire à François Hollande les difficultés spécifiques & persistantes qu’ils & elles rencontrent en raison de leur récente paupérisation, du manque de transparence & du niveau des prix outre-mers, du manque de respect du principe républicain de continuité territoriale ou encore du nombre important de leurs jeunes en difficulté. À ce dernier sujet, je rappelle que les moins de 20 ans représentent 34% de la population outre-mers & jusqu’à 54% à Mayotte ou 43% en Guyane, contre seulement 24% dans l’Hexagone.»

Pour le Cégom,
Pierre Pastel, président
David Auerbach Chiffrin, porte-parole
+33 (0)6 10 55 63 60
contact@cegom.org

Paris, mercredi 22 janvier 2014
Communiqué de presse n°TRF2014-01C8

Des actes islamophobes ont lieu à Mayotte, département français à 90% musulman. Silence radio et TV quasi total hormis (20minutes.fr, RTL.fr). Après cela, on nous dit avec force et énervement que non "‘il n’y a pas 2 poids, 2 mesures ! " comme vous pourrez le constater dans la vidéo qui suit, issue de l’émission Mots Croisés présentée par Yves Calvi sur le thème en vogue de Dieudonné. On peut y entendre de belles perles : On y parle de "voyage triangulaire" (Alain Finkielkraut) ; on y apprend que les filles et fils de descendants d’esclaves de la Traite Négrière transatlantique "sont des descendants d’immigrés" (Rama Yade) , que la Traite Négrière n’avait pas de caractère industriel (Barbara Pompili)… Il y a du boulot et comme ce ne sont jamais les personnes concernées qui en parle, on n’est pas prêts de voir du changement ! R Privat.

POUR RAPPEL – Dans l’histoire universelle de l’esclavage, la traite négrière transatlantique revêt une triple singularité :

  • sa durée : environ quatre siècles
  • la spécificité de ses victimes (plusieurs millions dont beaucoup n’ont pas survécus à la traversée) : l’enfant, la femme, l’homme noirs africains
  • sa légitimation intellectuelle : la construction de l’idéologie anti-Noir et son organisation juridique, le Code Noir de 1685.

Entreprise commerciale et économique, la traite négrière est l’illustration dramatique de la rencontre entre l’histoire et la géographie. Elle a lié plusieurs régions et continents : Europe, Afrique, Océan Indien, Caraïbes, Amérique.

Premier système de mondialisation de l’histoire, la traite et l’esclavage qui en est issu, du XVIe au XIXe siècle, constitue, selon l’historien français Michel Deveau « la plus gigantesque tragédie de l’histoire humaine par l’ampleur et la durée ». La traite négrière transatlantique, facteur déterminant de l’économie mondiale au XVIIIe siècle, a été en effet le plus grand mouvement organisé de déportation de l’histoire. Des millions d’Africains ont été arrachés à leurs foyers, déportés vers le continent américain et vendus. (source http://www.unesco.org/)

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Ce qui se passe à Mayotte : Source : http://www.la1ere.fr

Une tête de porc retrouvée devant l’entrée d’une mosquée. Cela s’est passé le 1er janvier, dans la commune de Labattoir à Mayotte.
Quelques jours plus tard, des milliers de Mahorais se sont réunis pour condamner cet acte islamophobe, commis dans un département à plus de 90% musulman.  Pourtant en pleine "affaire Dieudonné", la profanation, comme les manifestations qui ont suivi, sont passées quasiment inaperçues sur le plan national, même si quelques sites d’infos avaient mentionné l’affaire (20minutes.fr, RTL.fr) après la publication d’une dépêche AFP.

Pas de condamnation solennelle

Mercredi 15 janvier, Younous Omarjee, d’Alliance des Outremers, ainsi que  Jean-Luc Mélenchon, Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat et Jacky Hénin, tous quatre du Front de Gauche se sont fendus d’un communiqué. Tous dénoncent le silence médiatique, mais surtout politique, autour de "cet acte raciste, insultant pour la foi islamique; une incitation caractérisée à la haine raciale". Seul le ministre des Outre-mer Victorin Lurel avait réagi dans un communiqué.
"Dans le contexte actuel que traverse notre pays, rien ne doit venir conforter le sentiment répandu d’une indignation sélective et d’un deux poids deux mesures", écrivent-ils avant d’appeler les plus hautes autorités de l’Etat à condamner solennellement cet acte.

"Il faut un message de solidarité vis-à-vis des Mahorais"

Joint par téléphone, le député européen Younous Omarjee, originaire de la Réunion, précise "ne pas être dans un esprit de polémique". "Le gouvernement a raison d’être vigilant sur toutes les entorses au principe de la République, et de lutter contre le racisme et l’antisémitisme", ajoute-t-il.
Le député originaire de la Réunion estime qu’il "s’agit d’un acte raciste caractérisé, et [qu']il est important qu’il y ait un message de solidarité vis-à-vis des Mahorais".
Quant aux raisons de ce silence politique, peu fréquent dans des affaires de profanation de lieux de cultes,  il se refuse de le relier à un contexte particulier, ni même à la situation géographique du département, situé à quelque 8 000 kilomètres de Paris.
"Disons juste que ça souligne le fait que les politiques ne se déterminent pas par rapport à un fait, mais par rapport à ses répercussions médiatiques", déplore-t-il.

Trois suspects convoqués par la justice

Un communiqué qui n’a, pour l’instant pas eu d’effets. Quant aux auteurs présumés de la profanation,  deux militaires et l’épouse de l’un d’entre eux, ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel le 26 février. Ils ont  été sommés de quitter Mayotte dans l’attente de leur jugement.

Source AFP

Selon une étude, la majorité de ces insultes seraient proférées par des habitants de leur commune voire par d’autres élus de leur propre conseil municipal.

L’étude s’est appuyée sur les noms et les prénoms des élus, les statistiques ethniques étant interdites.

Près d’un élu local de la diversité sur deux (47 %) déclare avoir été victime, en tant qu’élu, de propos racistes au cours des cinq dernières années, selon une étude conduite par le cabinet Solis publiée mardi.

"Ce qui nous a surpris, c’est qu’elles émanent de leurs pairs, du conseil municipal, voire de leur propre famille politique", a commenté à l’AFP Abbas Bendali, directeur du cabinet Solis. 74 % des élus estiment que les propos à caractère raciste ont augmenté au cours des cinq dernières années, "chiffre sans doute amplifié par la période de réalisation du sondage en plein feu médiatique à la suite des attaques contre Christiane Taubira", précise l’étude.

223 conseillers municipaux et adjoints aux maires de 92 communes d’Ile-de-France issus de l’immigration extra-européenne ou des DOM ont été interrogés par téléphone entre le 18 novembre et le 3 décembre pour cette étude menée en partenariat avec le magazineLe Courrier de l’Atlas et la fondation Open Society. L’échantillon a été élaboré sur des quotas de sexe, de nuance politique et de département sur la base d’un recensement du Haut Conseil de l’intégration, réalisé après les municipales de 2008 grâce à l’analyse des noms et prénoms des élus, les statistiques ethniques étant interdites par la loi.

L’étude du HCI avait montré que les élus extra-européens étaient passés de 1 069 en 2001 à 2 343 en 2008. L’Ile-de-France en comptait un peu plus d’un millier en 2008. Le sondage du cabinet Solis montre que 59 % de ces élus se considèrent comme des "élus comme les autres", 33 % comme des "élus différents", se qualifiant par exemple, d’élu "de terrain", "élu représentatif de sa ville", "élu multiculturel". Seulement 8 % se déclarent comme des "élus issus de l’immigration".

73 % estiment que le gouvernement reflète mal la diversité multiculturelle du pays. En revanche, 60 % déclarent que leur conseil municipal reflète la diversité de leur commune. L’immense majorité des élus (77 %) envisage de se présenter pour un nouveau mandat aux municipales de mars mais seuls 14 % déclarent qu’ils conduiront leur propre liste. Le profil type de cet élu est un quadragénaire, né en France ou arrivé très jeune, diplômé de l’enseignement supérieur. 72 % sont membres actifs d’au moins une association.

Gageons que notre gouvernement prendra dans un bel ensemble rapide et efficace, toutes les mesures nécessaires pour lutter contre ce racisme au coeur mēme de nos institutions. Circulaires, mēmo, rappel à la loi, blāme … Que sais-je encore ! Cette situation ne saurait restée sans réaction… Non ?

K Klare

Catégories

Entrer votre adresse e-mail

Entrez votre adresse email

avril 2014
L Ma Me J V S D
« fév    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  
Follow Le Collectifdom-Blog on WordPress.com
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 290 followers