Jean-Ronald d'Haïti

Jean-Ronald d’Haïti

Midi Libre

Le verdict de la cour d’assises de l’Aveyron s’est fait attendre jusque tard dans la soirée vendredi, dans le procès des accusés de la tuerie de Millau. Des acquittements et des peines de 1 an avec sursis à 15 ans ont été prononcées. Les détails dans le direct.

Initialement annoncé à 14 h, le verdict de la cour d’assises de l’Aveyron a été prononcé vers 21 h 15 à l’encontre des 18 accusés de la tuerie de Millau. Visiblement, les débats au sein du jury ont pris plus de temps que prévu. Ce sont finalement les frères Taoufik et Morad Laanizi qui ont pris le plus lourd avec 15 ans de réclusion criminelle (17 et 20 ans avaient été requis).

Les trois magistrats professionnels et les six jurés aveyronnais avaient à répondre à près de 300 questions relatives aux faits de « violences aggravées, assassinat et tentative d’assassinat ». La justice a ainsi caractérisé les événements du 10 mai 2010 à Millau, où un homme, Jean-Ronald d’Haïti a été tué, et un autre a frôlé la mort lors d’une expédition punitive armée. Mais la question d’une modification de ces qualifications a également été étudiée lors du délibéré.
L’avocat général Jérôme Laurent avait requis, mardi 25 novembre, l’acquittement pour huit accusés et des peines allant de trois ans avec sursis à 20 ans de réclusion criminelle pour les dix accusés dont il estimait la culpabilité avérée.

Lire aussi : 20 et 17 ans de prison requis contre les frères Laanizi

Jean-Ronald d'Haïti

Jean-Ronald d’Haïti

Aveyron: 18 accusés pour une « expédition punitive » contre des Antillais

  • la1ere avec AFP
  • Publié le 29/09/2014 | 09:57, mis à jour le 29/09/2014 | 10:01

Dix-huit accusés pour un assassinat: la cour d’assises de l’Aveyron débute lundi à Rodez le procès marathon d’un groupe d’hommes accusés d’avoir donné la mort à un Antillais de 20 ans, lors d’une « expédition punitive » à Millau en 2010. C’est un procès hors norme qui débute ce lundi à Rodez. Pour traiter cette affaire compliquée, les jurés sont réquisitionnés pour deux mois, jusqu’à la fin novembre, et le palais de justice de Rodez a été spécialement réaménagé. Le procès devrait débuter réellement mardi, la première journée étant consacrée à la composition du jury et l’appel d’un grand nombre de témoins. 

Le meurtre de « Scra »

La victime, Jean-Ronald d’Haïty dit « Scra », avait 20 ans. Né dans la partie française de l’île antillaise de Saint-Martin, d’une famille originaire d’Haïti, il vivait depuis peu dans le centre ancien de Millau. Et dans la sous-préfecture de l’Aveyron, le récit de sa mort marque encore les esprits.
Le soir du 8 mai 2010, une vingtaine de jeunes, majoritairement encagoulés ou encapuchonnés, se ruent place Foch et forcent la porte de l’appartement de Jean-Ronald. Ils sont armés de couteaux, de battes de base-ball et même d’un sabre de samouraï. Jean-Ronald tente de fuir par une fenêtre. Il reçoit un coup de couteau dans le dos et un autre en plein cœur.
Les amis antillais avec lesquels il passe la soirée sont parvenus à s’échapper. L’un reste caché dans les toilettes. Trois autres sautent du deuxième étage: une femme se fracture alors une jambe et un homme, une fois dans la rue, est coursé, attaqué à coups de couteau, assommé. 

18 hommes dans le box des accusés

Quatre ans après, 18 hommes comparaissent pour « assassinat », « tentative d’assassinat » et « violences aggravées ».  La peur des représailles, les menaces et les revirements dans les déclarations ont rendu l’enquête difficile mais le dossier évoque de « lourdes charges ».
L’accusation a reconstitué le scénario d' »une expédition punitive » visant « les Antillais ». Elle pourrait avoir été menée par deux des accusés, deux frères nés à Millau, de famille marocaine: Morad Laanizi, 26 ans et Taoufik Laanizi, 32 ans. 

« Aller niquer les blacks »

Quelques semaines auparavant, Morad avait eu la mâchoire fracturée dans une bagarre avec un Antillais habitant à la même adresse que Jean-Ronald. Les investigations n’ont pas établi de liens entre ce conflit – au motif indéterminé – et un éventuel trafic de produits stupéfiants. Animés par l’esprit de vengeance, les deux frères auraient pu entraîner amis et connaissances dans l' »expédition punitive » afin d' »aller niquer les Blacks« , selon diverses sources citées par l’accusation. Cependant, Taoufik Laanizi a toujours nié toute implication dans les faits. 

Identifier l’auteur des coups mortels 

L’avocat Henri Aimonetti, représentant la famille du défunt qui vit à Saint-Martin, évoque « un dossier compliqué dont l’instruction n’a peut-être pas démêlé tous les fils« . « A priori personne n’est identifié comme étant le criminel (ayant porté les coups mortels, ndlr). Et sauf coup de théâtre lors des débats, la cour devra statuer sur un groupe d’individus« , dit-il. Pour lui, la victime était « un garçon qui n’avait pas de problèmes ». « A priori il n’avait rien à voir avec la bagarre évoquée ni avec le trafic de drogue ». « C’était un Saint-Martinois qui avait quitté son île pour venir à Millau et ne cherchait qu’à s’intégrer, un gamin calme, discret« , renchérit un habitant de Millau, Yves Iscayesa, ancien postier d’origine guadeloupéenne.

Un traumatisme à Millau

Après le drame, une éphémère association « Scra » avait été créée. « On avait joué le rôle de grands frères pour faire retomber la tension, éviter des représailles, et il n’y avait pas eu de problèmes« , raconte encore Yves Iscayesa. Car le drame « avait été marquant pour Millau, où il n’y a pas de banlieues ni de quartiers mal famés ni d’ailleurs de +communauté antillaise+ organisée« , assure-t-il.

D’autres violences

Deux mois avant ce procès, Millau a cependant vu des craintes se réveiller, après une autre affaire de violences en bande organisée. Cette fois, ce sont huit jeunes Antillais qui ont été mis en examen et écroués en juillet.  Ils sont soupçonnés d’avoir violemment agressé à l’arme blanche trois rugbymen internationaux (Aurélien Rougerie, Benjamin Kayser et Julien Pierre) de passage à Millau avec leur club, Clermont.

 

L’affaire Le Collectifdom vs N. Bedos, a été renvoyé au lundi 5 octobre 2015 à 9:00, au Tribunal de Grande Instance de Paris.

Rappel des faits :

Le Collectifdom porte plainte contre Nicolas Bedos pour injures publiques raciales

« Enculé de Nègre »

Des « imbéciles » ?!

Sanctionner le racisme décomplexé de Nicolas Bedos, ce serait déjà une réparation

 

 

 

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné le député UMP Jean-Sébastien Vialatte, vendredi 19 septembre 2014, à 2000 euros d’amende et 4000 euros de dommages et intérêts pour avoir émis un tweet raciste qui en mai 2013 avait comparé des casseurs à des descendants d’esclaves. C’était la première fois que « descendants d’esclaves » était utilisé pour définir des casseurs.

Suite aux violences intervenues à l’occasion de la célébration du titre de champion de France de football du PSG, J-S Vialatte avait tweeté : « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves. Mais ils ont des excuses. Taubira va leur donner une compensation. »

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Si le tribunal a retenu la repentance du prévenu, pour le Collectifdom il ne suffit pas de tenir des propos racistes puis de dire « oups » et se contenter d’exposer deux trois statuettes africaines accompagnées d’un colloque. Il faut être responsable et encore plus si on est un personnage public et a fortiori un politique.

Cette repentance, qui n’était nullement demandée par le Collectifdom était-elle sincère ? Le député pour tenter d’influencer une décision de justice, n’avait pas hésité à utiliser son « noir de service » qui était venu larmoyant à la barre, expliquer que JS Vialatte était grand un humaniste.

Il arrive trop souvent ces jours-ci en France, que des personnes d’origine afro-antillaise, puissent être traitées de singes, de gorilles, de bamboulas, de négros et puis « oups, désolé j’ai pas fait exprès » ou « vous êtes susceptibles et n’avez aucun humour ».

Quelle est la différence entre la France et le reste du monde ? Aux US, vous êtes milliardaire patron d’une équipe de basket et vous tenez des propos racistes ? Viré ! Vous être un millionnaire grand homme de la mode et vous tenez des propos antisémites ? Viré ! En France vous pouvez être un homme politique et être condamné… Vous reprenez vos fonctions comme si de rien n’était. (Valable pour animateur TV, radio, journaliste, imitateur, etc.)

Chaque acte, chaque parole, chaque écris racistes entraîne des conséquences et parfois des condamnations. C’est le cas dans cette affaire et le Collectifdom se félicite que justice ait été rendue.

Et comme dirait Jean-Vincent Placé « le racisme, c’est pas drôle ! »

Le Collectidom remercie tout particulièrement ses avocats Maître Jules Ramaël, Maître Eddy Arneton, Maître Rachel Lindon et ses témoins Claude Ribbe historien et philosophe ainsi que Serge Romana généticien et président du CM98 .

R Privat pour Le Collectifdom

Usine Bologne St Claude Gpe - dLa distillerie Bologne tire son nom des propriétaires de la sucrerie des 17ème et 18ème siècles. Mais peu de Guadeloupéen(e)s savent que le 26 mai 1830, Jean-Antoine Ame-Noël se rend acquéreur de la sucrerie. La particularité : il est originaire de Bouillante en Basse-Terre et il est le premier homme de couleur « libre de naissance » à devenir propriétaire d’un domaine aussi étendu (114 hectares) que l’est anciennement celui des De Bologne. Son activité est fleurissante jusqu’en 1848, date de l’abolition de l’esclavage : malgré ses tentatives pour organiser le travail libre sur l’habitation (il payait les esclaves), il croule sous de gros déficits. Il décède en 1850 et on l’enterre dans les jardins du domaine. Son tombeau y est toujours visible.

Monsieur de Saint-George

Monsieur de Saint-George

Ils connaissent davantage Joseph Bologne de Saint-George, plus connu sous le nom de Chevalier de Saint-George ou, plus simplement, Saint-George, né en Guadeloupe à Baillif vers1747, décédé à Paris le 12 juin 1799. Homme remarquable, il était escrimeurmilitairemusicien (violoniste, compositeur, chef d’orchestre). 

Ecouter les oeuvres du Chevalier de Saint-George ici

 

 

 

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Depuis des années, Louis Delgrès est commémoré (même par un tout petit groupe de personnes) le 28 mai à MatoubaSaint-Claude en Guadeloupe. A l’instar du  » Mémorial ACTe  qui sera un lieu symbolique fort, un lieu pour apprendre, se recueillir, (re)chercher une histoire désormais commune à l’humanité « , certains réclament que le 28 mai, jour de commémoration fait en hommage à Louis Delgrès et à ses compagnons et compagnonnes, soit reconnu comme un jour de commémoration distinct, pour un acte fort, un sacrifice. Le maire de Saint-Claude a organisé en ce 28 mai 2014, une belle commémoration… même la pluie a attendu la fin de la cérémonie pour tomber.

 

Louis Delgrès né en 1766 à Saint-Pierre et mort le 28 mai 1802 à Matouba est une personnalité de l’histoire de la Guadeloupe. Colonel d’infanterie des forces armées de la Basse-Terre, abolitionniste, il est connu pour la proclamation antiesclavagiste signée de son nom, datée du10 mai 1802, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes. 

En voici la teneur :

PROCLAMATION

C’est dans les plus beaux jours d’un siècle à jamais célèbre par le triomphe des Lumières et de la Philosophie, qu’une classe d’infortunés qu’on veut anéantir, se voit obligée d’élever la voix vers la postérité, pour lui faire connaître, lorsqu’elle aura disparu, son innocence et ses malheurs.

Victime de quelques individus altérés de sang qui ont osé tromper le gouvernement français, une foule de citoyens toujours fidèles à la Patrie, se voit enveloppée par une proscription méditée par l’auteur de tous ses maux.

Le Général Richepance, dont nous ne connaissons pas l’étendue des pouvoirs, puisqu’il ne s’annonce que comme général d’armée, ne nous a fait connaître son arrivée que par une proclamation, dont les expressions sont si bien mesurées que, alors même qu’il promet protection, il pourrait nous donner la mort sans s’écarter des termes dont il se sert.

A ce style, nous avons reconnu l’influence du contre-amiral Lacrosse, qui nous a juré une haine éternelle.

Oui, nous aimons à croire que le général Richepance, lui aussi, a été trompé par cet homme perfide qui sait employer également le poignard et la calomnie.

Quels sont les coups d’autorité dont on nous menace ?
Veut-on diriger contre nous les baïonnettes de ces braves militaires, dont nous aimions à calculer le moment de l’arrivée et qui naguère ne les dirigeaient que contre les ennemis de la République ?

Ah ! plutôt, si nous en croyons les coups d’autorité déjà frappés, au Fort de la Liberté, le système d’une mort lente dans les cachots continue à être suivi.

Eh bien ! nous choisissons de mourir plus promptement.

Osons le dire : les maximes de la tyrannie la plus atroce sont surpassées aujourd’hui.

Nos anciens tyrans permettaient à un maître d’affranchir son esclave, et tout nous annonce que, dans le siècle de la Philosophie, il existe des hommes, malheureusement trop puissants par leur éloignement de l’autorité dont ils émanent, qui ne veulent voir d’hommes noirs, ou tirant leur origine de cette couleur, que dans les fers de l’esclavage.

Et vous, premier Consul de le République, vous guerrier philosophique, de qui nous attendions la justice qui nous était due, pourquoi faut-il que nous ayons à déplorer notre éloignement du foyer d’où partent les conceptions sublimes que vous nous avez si souvent fait admirer ! Ah ! sans doute un jour vous connaîtrez notre innocence ; mais il sera plus temps, et des pervers auront déjà profité des calomnies qu’ils ont prodiguées contre nous pour consommer notre ruine.

Citoyens de la Guadeloupe, vous dont la différence de l’épiderme est un titre suffisant pour ne point craindre les vengeances dont on nous menace (à moins qu’on ne veuille vous faire un crime de n’avoir pas dirigé vos armes contre nous), vous avez entendu les motifs qui ont excité notre indignation.

La résistance à l’oppression est un droit naturel. La divinité même ne peut être offensée que nous défendions notre cause. Elle est celle de la Justice et de l’Humanité.

Nous ne la souillerons pas par l’ombre même du crime.

Oui, nous sommes résolus de nous tenir sur une juste défensive, mais nous ne deviendrons jamais agresseurs.

Pour vous, restez dans vos foyers ; ne craignez rien de notre part.

Nous vous jurons solennellement de respecter vos femmes, vos enfants, vos propriétés et d’employer tous les moyens à les faire respecter par tous.

Et toi, Postérité, accorde une larme à nos malheurs et nous mourrons satisfaits.

Le Colonel d’Infanterie, commandant en chef
de la force armée de la Basse Terre,
signé : 
Louis Delgrès

 

Juridiquement Louis Delgrès est né « libre de couleur ». Il est, selon l’hypothèse la plus probable, le fils naturel d’Elisabeth Morin (dite Guiby) et de Louis Delgrès blanc créole martiniquais de Saint-Pierre qui fut receveur du Roi et directeur des Domaines du Roi à Tobago.Louis Delgrès fils vit avec ses parents en Martinique puis à Tobago. Un document de septembre 1799, indique qu’il est un excellent militaire et qu’il sait très bien lire, écrire et calculer. Ces indications révèlent la qualité de son éducation.

Lire la suite ici

 

En attendant une communication de nos avocats, un article de Public Sénat.
Le Collectifdom – R Privat

« Peine d’amende demandée contre le député UMP Vialatte pour un tweet raciste

balanceLe ministère public a demandé vendredi que soit prononcée une peine d’amende à l’encontre du député UMP du Var, Jean-Sébastien Vialatte, pour un tweet raciste posté en mai 2013 qui s’en était pris aux « descendants d’esclave ».

Réagissant aux violences intervenues à l’occasion de la célébration du titre de champion de France de football du PSG, M. Vialatte avait twitté: « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves. Mais ils ont des excuses. Taubira va leur donner une compensation. »

Deux jours plus tôt, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, avait estimé publiquement que la question de l’accès des terres aux descendants d’esclaves en outremer devait être posée.

« Ces propos conduisent à une stigmatisation de cette communauté (la communauté noire, ndlr) qui suscite un sentiment de haine », a estimé le procureur, Anne Coquet, qui s’en est remis au tribunal pour fixer le montant de l’amende.

Les deux associations, Collectifdom et Alliance noire citoyenne (ANC), qui s’étaient constituées partie civile réclament à M. Vialatte 10.000 euros de dommages et intérêts.

Dès le lendemain de l’envoi du tweet, M. Vialatte avait présenté des excuses publiques, puis pris trois engagements vis-à-vis de la fondation du mémorial de la traite des Noirs (FMTN), lesquels ont été respectés, a indiqué, à l’audience, son président.

Il a notamment organisé un colloque à l’Assemblée nationale, ainsi que des rencontres avec des collégiens et des lycéens de la commune dont il est le maire, Six-Fours-les-Plages.

Le témoignage du président du FMTN, Karfa Diallo, a été critiqué par les représentants des parties civiles ainsi que par les deux témoins qu’ils avaient cité à l’audience.

« On a tous un ami noir qui peut venir témoigner en votre faveur », a lancé l’écrivain Claude Ribbe, cité comme témoin.

« La question n’est pas de savoir s’il est raciste ou pas. La question est savoir s’il a commis une infraction », a plaidé Me Guy Florentin, avocat de l’association ANC.

« Ses excuses, nous ne les acceptons. Elles ne sont pas recevables parce qu’elles ne sont pas sincères », a-t-il ajouté.

« Derrière ce tweet, il y a l’homme, qui n’est pas raciste », a fait valoir le conseil de M. Vialatte, Me Christel Schwing, qui a demandé « qu’on ne mette pas le nom de M. Vialatte à côté de celui de M. Le Pen, pitié ».

« Ce qu’on vous dit ce n’est pas que ce n’est pas grave, c’est que ce n’est pas une infraction », a-t-elle ajouté.

La décision a été mise en délibéré au 19 septembre. »

Pour mémoire, l’affaire VIALATTE sera plaidée le 20 juin 2014 à 13h – 17ème Chambre, TGI de Paris.

Jean-Sébastien Vialatte, député UMP du Var, auteur du tweet : « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves, ils ont des excuses #Taubira va leur donner une compensation ».

A voir aussi

Et aussi

imageCommuniqué de presse :

Le Collectifdom après en avoir délibéré avec le Conseil représentatif des français d’outremer (Crefom ), a décidé du dépôt d’une plainte auprès du tribunal de grande instance de Paris, en réponse à la mascarade à connotation raciste dont s’est rendue coupable, une partie des fonctionnaires de police du commissariat du Kremlin-Bicêtre et exposée sur les réseaux sociaux.

Daniel DALIN
Président du Collectifdom
Secrétaire Général du Crefom

A voir aussi

 

 

 

Millau : on connait les dates et le lieu du procès du meurtre de Jean-Ronald

http://www.midilibre.fr

Après de longs mois d’investigations, le procès du meurtre de Jean-Ronald, décédé de plusieurs coups de couteau en mai 2010 à Millau, va enfin avoir lieu. Celui-ci débutera le 29 septembre prochain devant la cour d’Assise de l’Aveyron. Le palais de justice de la préfecture sera spécialement réaménagé pour l’occasion.

C’est officiel, on connaît enfin les dates et le lieu du procès du meurtre de Jean-Ronald d’Haïti. Celui-ci se déroulera bien devant la cour d’Assises de l’Aveyron, à partir du 29 septembre prochain pour se conclure deux mois plus tard, aux alentours du 28 novembre.

Au total, 18 des 24 mis en examen dans cette affaire rejoindront le banc des accusés, les autres – essentiellement des mineurs au moment des faits – ayant bénéficié d’un non-lieu. Ils y seront jugés pour assassinat, tentative d’assassinat et violences aggravées.

Au vu du caractère hors-norme du dossier et du nombre d’accusés, de nombreuses pistes de lieu situé sur le territoire du chef-lieu du département avaient été envisagées pour délocaliser le procès. Or, aucune n’a donné satisfaction à la justice, laquelle a décidé de finalement l’organiser au palais de Justice de Rodez, ce qui ne se fera pas sans de nombreux réaménagements des locaux.

Pour mémoire, Jean-Ronald est décédé dans la nuit du 8 mai 2010 à l’issue d’une expédition punitive menée dans un appartement de la Place Foch. Tué de plusieurs coups de couteau, il était âgé de 21 ans et faisait partie de la petite communauté antillaise installée dans le centre ancien de Millau. Le soir du drame, deux autres personnes et amies de la victime avaient également été blessés par ce groupe d’assaillants ultraviolents et visiblement revanchards.

Après de longs mois d’investigations particulièrement coûteuses, les magistrats sont arrivés à « figer » les positions des nombreux protagonistes dans l’appartement, le soir du drame. Ils ont également acquis la certitude qu' »une rivalité interethnique, avec plusieurs altercations entre les Antillais et les Maghrébins de Millau, sur fond de rivalité amoureuse pour les uns, de concurrence sur trafic de stupéfiants pour d’autres » est à l’origine du drame.

Aujourd’hui, la tenue de ce procès est très attendue par les proches de la victime, mais aussi par l’ensemble des habitants de la cité gantière. Tous attendent des réponses et notamment la manifestation de la vérité quant à l’identité de l’auteur des coups mortels.

Plus d’informations à lire dans notre édition d’aujourd’hui mardi.
 

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